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Les Diables de Beausanges – Victor GUILBERT

Beausanges, un bourg perdu dans la diagonale du vide, rempli de ouaouarons, ces grenouilles-taureaux qui font un bruit d’enfer. Une ambiance chaude et humide, poisseuse.

La jeune Ashley a disparu, son corps sera bientôt retrouvé dans un étrange état de conservation.

Le capitaine Barthélémy Féroce, aidé de son bras droit Bérénice et du lieutenant Omar Redouté vont mener l’enquête.

J’ai aimé Bérénice et ses problèmes de règles très douloureuses, mais qui ne lâche jamais, examinant chaque détail qui ne colle pas dans le paysage.

J’ai aimé Omar, natif de l’île de la Réunion dans les veines duquel coule un mélange de tous les peuples de la Terre.

J’ai eu de la peine pour le capitaine dont le teint se grise de plus en plus, en proie à un cancer incurable.

J’ai aimé qu’ils se retrouvent au bar sans nom, le commissariat étant humide comme une éponge. J’ai aimé qu’ils boivent des Cherubinouzes (de Cherub ou chérubin ?).

J’ai aimé Stanislas Plantevin, rejeton d’une famille de la haute bourgeoisie qui se retrouve parachuté dans ce patelin pour convaincre le capitaine d’entrer dans les Services Secrets.

J’ai aimé son chien improbable Simon à qui il manque les deux pattes de devant suite à un accident, et sa passion pour un ouaouaron qui sera surnommé Garfunkel.

J’ai adoré le groupe de discussion des Amateurs d’ornithologie de Beausanges qui sert à diffuser les ragots et régler des comptes entre habitants.

J’ai adoré être surprise par les tournures que prenaient l’enquête : est-ce que vraiment l’un des membre de  la famille Vaxelaire est coupable ?

Un polar imaginatif qui m’a tenu en haleine jusqu’au bout malgré les cris des ouaouarons.

L’image que je retiendrai :

Celle de la pilule de toutes les couleurs que laisse échapper le capitaine dans sa voiture. Il faut dire que presque tous les personnages gobent des cachets à tour de bras.

Merci ma Librairie préférée pour cette riche idée de lecture

Flammarion, 8 avril 2026, 448 pages

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