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Le Calamity Club – Kathryn STOCKETT

Après l’excellent La Couleur des sentiments, l’auteure me régale encore une fois avec ces femmes si différentes qui se débattent en pleine crise des années 30 au Mississippi.

J’ai aimé suivre tour à tour Meg, 11 ans, qui dépérit dans son orphelinat, maltraitée par ses camarades et surtout par la Présidente dudit orphelinat.

J’ai aimé Birdie qui rend visite à sa soeur fraichement mariée pour lui demander de l’argent et qui finalement restera des mois.

J’ai moins aimé Charlie, la mère de Meg, malgré ses déboires, à cause de son caractère cachottier. Mais j’ai aimé sa détermination à retrouver sa fille et l’emmener en Cali-for-nie.

J’ai adoré Mme Tartt, la belle-mère, veuve, qui vit dans ses souvenirs des grandes fêtes organisées par son mari et elle dans leur immense propriété, les bals qui voyaient accourir les présidents alors en exercice. J’ai aimé qu’elle fasse semblant de ne pas comprendre pour ménager Frances, sa belle-fille.

J’ai aimé Mme Heidelberg qui prend pitié de Meg, adoptée par son fils et sa belle-fille, pas dupe elle non plus de sa belle-fille. Et j’ai eu de la peine pour son fils au caractère trop sensible, marié à une mégère alcoolique qui n’en a qu’après l’argent de sa famille.

Et bien sûr, j’ai adoré détester Garnett qui fait pis que pendre à Meg car elle ne supporte pas sa présence.

J’ai aimé les femmes qui travaillent au Balcon (nom donné à la Résidence des Tartt le temps de gagner de l’argent), leur mystère et leur franc-parler.

J’ai découvert la miscégénation : l’interdiction d’avoir des rapports sexuels entre races.

Vous l’aurez compris, j’ai aimé ces personnages féminins haut en couleur et leur ténacité dans un pays en proie à une très grave crise économique qui chamboule les valeurs du vieux sud.

L’image que je retiendrai :

Celle du parquet de danse noir que Birdie et Charlie remontent dans le jardin de Mme Tartt, comme au temps de sa splendeur.

Robert Laffont, 28 mai 2026, 682 pages

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