Un bonheur parfait – JEONG You-Jeong
Un roman psychologique coréen, c’est assez rare pour que je passe à côté d’une telle lecture.
J’ai aimé découvrir le personnage de Yuna à travers les actes de son second mari ; de sa petite fille et de sa soeur.
J’ai eu de la peine pour le mari qui, il faut le dire, se laisse un peu marcher sur les pieds par sa femme, elle qui disparait sans lui dire où ni pour combien de temps.
J’ai eu de la peine pour sa petite fille issue de son premier mariage qui ne peut pas voir son père ; qui obéit à sa mère le petit doigt sur la couture de peur de se faire sévèrement punir. Une petite fille qui ne sait pas à qui se confier et qui ne peut compter sur personne.
J’ai aimé la soeur de Yuna avec qui elle a coupé les ponts. J’ai aimé découvrir leur enfance difficile qui explique un peu le caractère de Yuna.
J’ai été étonnée qu’il soit énormément fait références à Kakao : le What’sApp local s’appelle KakaoTalk, la peluche de la petite fille s’appelle Kakao… Après vérification, la Corée est un pays de conglomérats : de très grandes entreprises se sont diversifiées dans tous les secteurs d’activités. Dans ce roman, l’entreprise en question est Kakao.
J’ai aimé que jamais Yuna n’ai droit à la parole, qu’aucun chapitre ne soit consacré spécifiquement à son personnage.
J’ai aimé que ce roman me parle d’une personne narcissique prête à tout pour connaître un bonheur parfait qu’il lui est impossible d’atteindre.
L’image que je retiendrai :
Celle de l’étang demi-lune derrière la maison de la grand-mère qui est boueuse et pleine de canards que Yuna nourrit de façon étrange.
Philippe Picquier, 22 mars 2024, 532 pages
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Thé vert au Matcha d'Uji de Kakuni
22 commentaires
vagabondageautourdesoi
Bravo ! La littérature coréenne est à découvrir, aussi. Merci pour cette mise en lumière.
Alex-Mot-à-Mots
Ce fut une belle découverte, en effet.
bulledemanouec671473c7
Un roman coréen qui pourrait me plaire. Mais je ne suis pas étonnée qu’il ne soit pas dans mes médiathèques, puisque même son précédent roman « Généalogie du mal » n’y est toujours pas 🙂
Alex-Mot-à-Mots
Un auteur de niche, en effet.
keisha41
Alors là, tu m’ouvres des horizons (je n’y connais rien)
Alex-Mot-à-Mots
Et moi pas grand chose… Je découvre.
coupsdecoeurgeraldine
Pourquoi pas, cela me ferait lire Coréen, ce qui ne serait pas mal, car très rare !
Alex-Mot-à-Mots
Il est rare également que je lise des romans coréens.
loeilnoir
Intrigant… J’ai beaucoup aimé Généalogie du mal de la même autrice.
Alex-Mot-à-Mots
Moi aussi. Celui-ci est différent, et c’est tant mieux.
Violette
Je suis curieuse donc ça m’intéresse, pas sûre que ça me plaise en revanche 🙂
Alex-Mot-à-Mots
Je peux comprendre ton hésitation.
Hedwige
Merci Alex, je connais fort peu la littérature asiatique, et m’emmêle les pattes avec les noms des auteures, c’est effarant!
Alex-Mot-à-Mots
Moi aussi, mais tant pis.
Fanja
Aah oui, là ça change un peu des feel good et drama qu’on a tendance à voir de plus en plus au rayon coréen. Voilà qui m’intéresse !
Alex-Mot-à-Mots
C’est totalement différent, en effet. La Corée sous un autre jour.
luocine
je viens de lire deux romans coréens , deux déceptions … je vais laisser passer du temps avant d’y retourner.
Alex-Mot-à-Mots
Je te comprends.
je lis je blogue
J’u lu Bonobo de la même autrice, un roman très différent de celui-ci, avec une touche de fantastique. J’avais beaucoup aimé.
Alex-Mot-à-Mots
Pas fan du tout de fantastique, alors je ne note pas ce titre.
She reads a book
merci pour cette découverte.
Alex-Mot-à-Mots
Tout le plaisir est pour moi.