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La Comédie Humaine (20) – Honoré de BALZAC

SARRAZINE

Il me tardait d’enfin lire cette nouvelle de La Comédie Humaine, tant j’avais appris en lisant, pendant mes études universitaires, S/Z de Roland BARTHES.

Me voici donc découvrant Sarrazine, son apprentissage d’artiste et son métier de sculpteur. Pour exercer son art, il s’installe en Italie, mais il ne maitrise pas les codes du chant.

Il tombe amoureux de la Zambinela qui lui joue un sacré tour. Il en mourra de dépit.

Nous retrouvons la Zambinela des années plus tard, vieux et rabougri, habitant dans le très riche hôtel de son neveu M de Lanty.

Finalement, le pauvre Sarrazine n’occupe pas la première place dans cette nouvelle. C’est plutôt la Zambinela devenu un vieux monsieur bien mystérieux.

 

L’INTERDICTION

Où l’on retombe dans des histoires de gros sous.

Il n’y a pas plus intègre que le juge Popinot, sollicité par un ami de Mme d’Espard (amante de Rastignac), pour arbitrer en sa faveur.

Le juge Popinot se rend d’abord chez Madame qui vit très richement sans ses deux enfants dont elle revendique la garde.

Son mari est parti vivre chez les Jeanrenaud pour travailler à un ouvrage sur la Chine, emmenant ses deux enfants devenus des adolescents.

J’ai aimé la rencontre Popinot – M d’Espard, qui lui explique qu’en s’installant chez le baron Jeanrenaud, il lui fait bénéficier de sa fortune pour réparer une infamie que les aïeux d’Espard ont commis contre les Jeanrenaud.

Mais j’ai été déçue de l’injustice finale qui voit le juge Popinot être remplacé sur cette affaire par un confrère plus accommodant.

 

HISTOIRE DE LA GRANDEUR ET DE LA DECADENCE DE CESAR BIROTTEAU

Tout est dans le titre.

César Birotteau est un parfumeur parisien qui tient la célèbre enseigne La Reine des Roses. La pâte des Sultane a fait son succès et sa fortune. Au début du roman, il se voit décerner la Légion d’honneur. A cette occasion, il organise un grand bal et fait refaire sa demeure.

Mais sa trop grande confiance en son ancien commis Du Tillet aide à précipiter sa ruine, ainsi que son mauvais placement des terrains de La Madeleine.

Heureusement, il peut compter sur Anselme Popinot (le neveu du juge de l’histoire précédente) et de l’infâme Gaudissart qui font fortune ensemble et, Anselme étant amoureux de la fille de César, vont l’aider à se remettre à flot.

Birotteau a à coeur de rembourser ses dettes pour laver son honneur perdu.

Que les pages sur les placements sont longues, encore une fois ; que les descriptions des personnages secondaires n’en finissent pas…

J’ai un peu souri de la scène de comédie chez le savant Vauquelin, mais c’est bien maigre au milieu de toutes ces pages sur la fortune et la banqueroute.

 

Fin du Dixième volume. Scènes de la vie parisienne tome II

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