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Au nom du père – Ulf KVENSLER

De l’auteur, j’avais peu apprécié Sarek, son premier roman traduit en français. Celui-ci, au contraire, m’a impressionné.

Contre toute attente, j’ai aimé son personnage principal : Isak. Fils d’un artiste mondialement connu, il vit avec son grand-père depuis le décès de sa mère et sa soeur dans un incendie. C’est un jeune homme plein de doutes qui se pose sans cesse des questions et se laisse facilement influencer.

Sa petite amie Madde fait tout pour le convaincre de renouer avec son père, et je me suis souvent demandé qui elle était vraiment. Et j’ai aimé avoir des doutes sur ce personnage.

Quant au père qui réapparaît après des années, il est atteint d’un cancer incurable et ses intentions sont assez floues : pourquoi insiste-t-il pour faire faire à son fils des actions qu’il ne souhaite pas faire (rentrer ivre de nuit ; sniffer de la cocaïne…) ?

J’ai adoré me poser des questions tout au long de ma lecture.

J’ai aimé que l’auteur mélange les temporalités : le présent du retour du père, et le futur proche lorsque Isak est en prison : pourquoi ? Qu’a-t-il fait ?

Les oeuvres du père ajoutent une ambiance mortifère : des masques d’oiseaux (que Isak ne supporte pas) ; des statues qui bougent pendant la nuit ; une statuette avec un étrange symbole de feu que le père s’est fait tatouer sur le corps ; et surtout un canapé immense qui semble couler sur le mur et le plafond.

Bref, tout concours à créer une atmosphère de clair-obscur et de questionnements qui m’a captivée.

L’image que je retiendrai :

Celle du feu, omniprésent dans ce roman, depuis la maison d’enfance partie en flamme jusqu’à la croyance du père sur la transmission artistique.

Merci Hedwige pour cet excellent conseil de lecture

Points, 11 avril 2025, 480 pages

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