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Quatre jours sans ma mère – Ramsès KEFI

Le titre ne me tentait pas, mais le coup de coeur de ma libraire a fini par me décider à le lire, et j’ai apprécié cette lecture.

Tout d’abord, j’ai été frappé par le style qui mêle les registres de langues, entre le vocabulaire de la banlieue et les tournures de phrases peu usitées.J’ai aimé ce quartier des 7 tours de la caverne, même si le qu’en dira-t-on pèse sur la vie de la famille.

J’ai aimé cette famille : la mère Amadi très présente dans son absence, le père Hedi perdu sans sa femme et qui prend des décisions à l’emporte-pièce, et enfin le narrateur, le fils Salmane qui, à plus de 30 ans, vit toujours dans l’appartement familial.

J’ai aimé découvrir Amani : sa relation sororal avec Maria, leurs confidences ; ses lettres cachées ; une mère qui, comme toutes les mères s’occupe de tout pour tout le monde sans que personne ne veuille parler avec elle.

J’ai aimé l’ami d’enfance de Salmane, génie de la mécanique, qui lui aussi perd sa vie dans ce quartier.

J’ai eu de la peine pour ces deux jeunes hommes sans projet et qui se tirent vers le fond.

Bien sûr, j’ai aimé ce que ce roman raconte sur la banlieue, mais surtout son propos sur les silences familiaux qui finissent par empoisonner les membres de la famille.

J’ai aimé le départ radical d’Amani pour empêcher le poison de poursuivre son oeuvre et que la vérité puisse être dite.

L’image que je retiendrai :

Celles des dessins et tags dans la cité, tous sur le thème des hommes des cavernes.

Philippe Rey, 21 août 2025, 204 pages

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