Auteurs en B

La Comédie Humaine (16) – Honoré de BALZAC

Huitième volume : Scènes de la vie de province (tome IV)

Illusions Perdues

(1ère partie) : LES DEUX POETES

Il y a David Séchard, le fils de l’imprimeur très pingre, qui rachète à son père son imprimerie mais manque de nombreux contrats. Qu’à cela ne tienne, il a une très bonne idée en tête : créer un papier à base de fibres végétales et non à base de fibres de tissus.

Il y a Lucien Chardon, fils d’un pharmacien décédé, dont la mère s’occupe des parturientes. Lucien se pique de poésie.

Bien que tous les oppose, ces deux jeunes hommes plein de rêves sont amis.

Mais Lucien tombe amoureux de Naïs de Bargeton, Louise pour lui dans l’intimité. Bien évidemment, Mme de Bargeton habite la ville haute d’Angoulème et tient salon.

Malheureusement, dans son salon d’Angoulème, personne ne comprend les vers du jeune poète : ni Lolotte, ni Fifine, ni Zizine, toutes trois femmes bien nées.

Et dans l’ombre, il y a le jaloux du Châtelet, amoureux de Mme de Bargeton, qui attise les haines et provoque un duel entre M de Bargeton et Stanislas de Chadour qui avait surpris les deux amants platoniques.

Lucien, qui a pris le nom de famille de sa mère de Rubempré, va suivre son amante à Paris.

Son ami David doit se marier deux jours plus tard avec Eve, la soeur de Lucien.

J’ai souri des longues explications sur le fonctionnement d’un imprimerie ainsi que sur les divagations de David à propos de la fabrication du papier.

Mais pourquoi ce titre : les deux poètes ? Parce que Balzac utilise le mot dans son sens étymologique de créateur.

 

(2ème partie) : UN GRAND HOMME DE PROVINCE A PARIS

Si comme moi vous avez vu l’adaptation cinéma sortie il y a quelques années, vous ne serez pas perdu entre les personnages. Sinon, il vaut mieux vous armer d’un papier et d’un crayon pour savoir qui est qui et qui fait quoi.

J’ai aimé Dauriat, qualifié de libraire, mais plutôt éditeur qui refuse d’abord les manuscrits de Lucien avant de les accepter lorsqu’il est devenu célèbre.

J’ai souri lorsque Lucien ouvre les yeux sur son amante, Mme de Bargeton, et la trouve décharnée comme une sèche.

J’ai découvert que les journalistes faisaient du trafic de billets de spectacle et de livres afin de gagner quelques sous.

Qu’un rossignol désignait un ouvrage placé au fond des librairies et qui ne sera jamais vendu.

Que les claqueurs au théâtre étaient également appelés les Romains.

Que Coralie meurt à 19 ans et que sa femme de chambre, Bérénice, fait une passe pour permettre à Lucien de renter à Angoulême avec quelque argent.

Lucien découvre qu’il n’y a pas d’art ni de gloire à Paris, et que tout se résout par l’argent. Il tombe alors sous le charme du luxe et va même jusqu’à jouer des sommes folles.

Pendant ce temps, le Cénacle (des amis écrivains et artistes qui misent sur le travail) remanie son roman de façon magistrale.

Quelques citations :

Chez Mme de Bargeton, l’amour était greffé sur l’orgueil.

Le journalisme est un enfer, un abîme d’iniquités, de mensonges, de trahison.

La polémique est le piédestal des célébrités.

Un journal n’est pas fait pour éclairer mais pour flatter les opinions.

(3ème partie) : LES SOUFFRANCES DE L’INVENTEUR

Le nouveau préfet de la Charente est le comte Sixte du Châtelet qui a épousé celle qu’il aimait, Louise de Négrepelisse, veuve de Bargeton.

Pendant les 18 mois de l’absence de Lucien, David n’a pas trouvé la formule du papier à base de fibres végétales. Eve, sa femme et soeur de Lucien, gère l’imprimerie pendant ce temps, mais la concurrence des Cointet est féroce.

Je n’ai pas aimé les ruses de Cerizet employé dans l’imprimerie de David) avec les Cointet pour couler David. C’est l’autre employé, Kolb, un alsacien avec un accent à couper au couteau qui leur expose le problème.

J’ai souri de voir les détail des comptes de David (assez inattendue dans un roman) pour expliquer que David soit assigné au Tribunal de Commerce.

Vous l’aurez compris, beaucoup d’entourloupes dans cette 3e partie, ce qui m’a déplu.

Le pompon est pour la fin : Lucien, qui veut se suicider, rencontre l’abbé Carlos Herrera sur sa route, qui n’est autre que Vautrin qui le prend sous son aile et rembourse les dettes de toute la famille.

 

Fin du Deuxième Livre : Scènes de la vie de Province

Laisser un commentaire