Tosca – Giacomo PUCCINI
Cet opéra de 1898 met en scène beaucoup d’hommes, et une femme. Une femme jalouse mais qui aime passionnément Mario, le peintre qui cache Angelotti, l’ancien consul qui vient de s’échapper du château Saint-Ange.
Le méchant Scarpia joue sur la jalousie de Flora Tosca, célèbre cantatrice, pour faire avouer Mario.
J’ai été étonnée qu’il n’y ai pas d’ouverture à proprement parler, mais des accords fortissimo qui annoncent la violence du drame.
Un opéra pour les instruments à vent : cors, trombones et autres trompettes. Ce qui ne facilite pas le travail des chanteurs qui doivent rivaliser avec la vigueur des instruments.
Il n’y a pas d’airs vraiment marquants que l’on fredonnerait à la sortie, mais un duel orchestre vs chanteurs de toute beauté.
A ce propos, le sacristain (basse) n’avais pas assez chauffé sa voix. Les autres chanteurs, en revanche, étaient géniaux.
J’ai aimé le rideau transparent sur lequel était projeté les décors : l’église Sant’Andrea della Valle, l’interieur du chateau Saint-Ange.
J’ai aimé les costumes : celui de Scarpia, noir avec des brillants ; les robes de Tosca (bleue et blanche dans le premier acte, puis rouge, puis noir), ses chaussures assorties.
Et puis j’ai aimé jusqu’aux odeurs d’encens diffusées sur le plateau et en salle.
L’italien Pier-Francesco Maestrini signe une mise en scène dans laquelle chaque geste des personnages correspond à un temps musical donné ; l’espagnol Juan Guillermo Nova, vidéaste, a créé des décors et des ambiances qui viennent souligner le propos.
Enfin, les chanteurs ont su, au-delà de leur voix, faire passer des émotions et habiter pleinement leur personnage.

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4 commentaires
keisha41
Evidemment je l’ai vu, il y a longtemps. Mais maintenant, Puccini, ça passe mal chez moi. ^_^
Alex-Mot-à-Mots
Trop de cuivres, sans doute ?
dasola
Bonsoir Alex-mot-à-mots, j’ai eu l’occasion de voir Tosca à l’opéra Bastille, il y a deux ou trois ans. J’ai énormément aimé. Et c’est vrai qu’il n’y a pas de d’ouverture. C’est impressionnant. Bonne soirée.
Alex-Mot-à-Mots
Ce duel entre cuivres et voix me restera en mémoire.