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Les dés – Ahmet ALTAN

Ziya est le dernier fils d’une famille Terkesses de Turquie. 2levé dans le culte de la réputation gagnée en tuant qui a manqué de respect, il est devenu un adulte froid.

Il ne reconnait pas qu’il aime la belle étudiante en médecine Nora qui, avant de repartir en France, lui cède son mouchoir.

Chez Tahirê Hanîm, il n’aime que le Palais et les nombreux vases de fleurs qui embaume son logis. Elle, en revanche, frissonne de fréquenter un tueur.

Ce jeune tueur froid (il a entre 16 et 22 ans dans le roman) a un faible : il aime jouer aux dés et à la roulette.

J’ai aimé que l’auteur me parle de cette sensation qu’éprouve les grands joueurs de jeux de hasards : cette impression de planer au-dessus de la vie et de la mort. Si Ziya lance les dés, c’est pour oublier la mort.

Bien sûr, je n’ai pas aimé ce personnage imbu de lui-même et qui ne pense qu’en terme d’honneur de la famille (même son second frère en fait les frais).

Mais si Ziya n’avait pas appris à refouler très tôt ses émotions, il ne serait pas devenu ce jeune homme indifférent à tout.

Un personnage que je n’oublierai pas de sitôt.

L’image que je retiendrai :

Celle du rire qui fait taire les adversaires.

Merci Christianne pour le prêt

Babel, 4 juin 2025, 208 pages

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