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Baignades – Andrée A. MICHAUD

De l’auteure, je n’avais pas beaucoup aimé Bondrée, trop lent et trop bavard à mon goût, trop introspectif. J’hésitais à ouvrir ce roman, et puis j’ai décidé de me jeter à l’eau (rapport au titre du livre).

Dès les premières pages, le lecteur est projeté au fond d’une forêt avec cette famille qui tente d’échapper à des ombres et des cris.

Nous suivons également les « méchants » de cette première partie, Hank et Phil, qui tentent de cacher le corps d’une femme qui vient juste de décéder.

Dans la nuit, sous des trombes d’eau et un orage, Max, sa femme Laurence et leur petite fille Charlie, qui ont pris le mauvais embranchement, arriveront-ils à se sortir de cette situation périlleuse ?

Certes, la situation est un peu clichée, mais l’auteure a su éveiller mon intérêt en focalisant mon attention tantôt sur la famille, tantôt sur les méchants, tantôt sur les gens du camping à leur recherche.

Et puis j’ai adoré être surprise dans la seconde partie du roman qui se déroule quelques années après lors d’une réunion de la famille de Laurence.

J’ai aimé sa mère Madeleine, heureuse que ses grands enfants et ses petits-enfants viennent passer un long week-end de juin dans la maison familiale au bord du lac. Madeleine qui ne peut s’empêcher de se poser des questions sur l’amoureux de sa fille Laurence.

Après la nuit et la tempête, j’ai aimé ces pages de calme et de bonheur familial au soleil d’été. Mais le malheur n’est jamais loin.

Un roman puissant sur ces personnes qui ont les meilleures intentions du monde, et qui provoquent tout de même des catastrophes.

L’image que je retiendrai :

Celle de la roulotte (comprenez le camping-car) qui s’embourbe en marche arrière, et qui oblige la famille à continuer à vélo en pleine forêt.

Rivages, 20 août 2025, 240 pages

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