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Les Amateurs – Yan LESPOUX

Ah, le Médoc : ses vins, son terroir, ses plages de sable. Mais aussi ses forêts de pin, ses chasseurs et ses bars d’un autre temps.

Dans un de ces bars vivent la narratrice et sa mère, et l’auteur de déployer toute une kyrielle de personnages autour d’elles.

Bien que le roman s’ouvre sur une scène exposant les méfaits de la mondialisation et les bienfaits de la formation continue concernant le trafique de drogue, j’ai préféré les personnages locaux et leurs déboires.

J’ai souri des mésaventures d’Henri (qui ne se prénomme pas Henri) avec les champignons puis le potager.

J’ai aimé le personnage de Johnny (qui ne se prénomme pas Johnny mais se coiffe avec une banane et n’écoute que les tubes de son idoles), son envie de bien faire et de défendre le jeune couple ayant des problèmes.

J’ai adoré le quatuor Poupoule, Amiral, la Torche et l’Ecrivain qui se révoltent contre la présence du radar dernier cri qui vient d’être installé dans la commune, et leurs tentatives pour détruire celui-ci.

J’ai eu de la peine pour le jeune Jason, le fifounet à sa mamounette, piètre élève à cause des professeurs, faisant acte de présence dans l’agence immobilière de ses parents.

Tout ce petit monde menait une vie tranquille jusqu’à ce qu’une cargaison de cocaïne s’échoue sur la plage : le début des ennuis.

J’ai adoré suivre ces personnages haut en couleur et bien campés.

J’ai aimé me demander jusqu’au bout si cela avait une incidence que la vieille mère de la narratrice soit placer chaque matin sous une tête de cerf empaillée.

Ce fut un régal passer quelques heures en compagnie de ces Amateurs du fin fond du Médoc qui en font voir de toutes les couleurs aux gendarmes et aux mafieux.

Une citation :

Mais il avait bien fallu admettre que, même à l’université de Calabre et malgré tous les réseaux sociaux, politiques et économiques dans lesquels l’organisation (la ‘ndrangheta) avait étendu ses tentacules, il serait difficile de créer un master de narcotrafic. C’était d’autant plus dommage qu’il y aurait eu là, à travers divers programmes d’échanges internationaux et d’aide à la formation, l apossibilité de capter de nombreuses subventions. (p.10)

L’image que je retiendrai :

Celle de Johnny qui ne veut pas utiliser de téléphone portable et passe ses appels d’une vieille cabine téléphonique au fond du bois, recouverte de lichen mais qui fonctionne encore avec des cartes prépayées qu’il doit absolument trouver dans les brocantes.

Je remercie Achille des éditions Agullo pour l’envoi de ce SP en format numérique suite à ma demande. Merci pour votre confiance renouvelée.

Agullo, 27 août 2026, 240 pages

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