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La tombe des lucioles – NOSAKA / TAKAHATA

La tombe des lucioles de NOSAKA Akiyuki

J’ai aimé lire la note du traducteur qui, avant la première page du récit, précise que l’auteur a écrit le mot « luciole » avec une graphie originale signifiant littéralement : « feu qui tombe goutte à goutte« .

Ainsi, j’ai pu apprécier le style si particulier qui alterne paroles en style parlé et descriptions poétiques.

J’ai détesté la tante qui ne veut pas nourrir deux bouches de plus.

J’ai aimé sentir les bombardiers américains comme des lucioles qui éclairent la nuit, à leur façon.

J’ai aimé les informations supplémentaires données par le traducteur à propos de Che Yin, lettré chinois du IVe siècle qui, faute de lampe, capturait des lucioles pour étudier la nuit.

J’ai découvert des enfants endoctrinés pour la guerre dès l’école.

J’ai eu de la peine pour ces orphelins que personne ne prend en charge et j’ai découvert avec horreur ces enfants morts de faim avec des adultes qui se soucient seulement de ce que diront les américains quand ils débarqueront.

 

Le tombeau des lucioles de TAKAHATA Isao

J’ai découvert avec plaisir que cet animé de 1988 respectait le livre à la lettre (ou presque).

J’ai aimé la joie de vivre de la petite fille qui s’éteint peu à peu. J’ai aimé son frère qui ne baisse jamais les bras.

Bien sûr, j’ai détesté la tante très gentille au début.

J’ai aimé les décors magnifiques et plein de vie.

J’ai été moins fan du train du souvenir, mais la dernière image des deux enfants devant la ville moderne m’a fait émue aux larmes.

J’ai trouvé l’animé plus anti-guerre que le roman et montrant les japonais plus égoïstes.

 

En conclusion : il faut lire le roman avant de regarder l’animé pour sa langue si particulière et ses explications sur certains détails. L’animé est plus émouvant et me restera plus longtemps en mémoire.

 

16 commentaires

  • Sacha

    J’ai énormément aimé ce livre, magnifiquement illustré. Il est bouleversant et c’est vrai que la langue est particulière, parfois crue mais très poétique aussi. Je n’ai pas encore eu le courage de regarder l’anime, j’ai déjà pleuré avec le livre (ce qui m’arrive pourtant rarement)…

    • La chèvre grise

      Je n’ai pas osé tenter la lecture du roman, ayant été totalement bouleversée par l’anime. Plus grande, dans un autre style mais toujours sur les conséquences des bombardements, j’ai beaucoup aimé « Pluie noire », un film japonais tiré du roman éponyme de Masuji Ibuse.

  • Hedwige

    Contrairement à Sacha, je n’ai que vu l’animé totalement bouleversant et empreint de cette poésie dpnt tu parles pour le livre. Si je le trouve en seconde main, je le prendrai.
    Merci pour ton article tout en émotion .

  • Fanja

    Je n’ai toujours pas vu l’animé mais j’avais été marquée, bouleversée par ma lecture du livre (qui commence à remonter maintenant).

  • Aifelle

    J’ai vu le dessin animé qui est poignant et si beau en même temps. C’était il y a assez longtemps, je pourrais lire le livre maintenant sans être parasitée par mes souvenirs.

  • PatiVore

    Contente que tu aies apprécié cette lecture 🙂 J’ai le coffret avec le DVD et le roman ; c’est vrai que c’est d’une grande tristesse mais à la fois lumineux ; il me semble que les Japonais ont du mal avec cette période où chacun pensait à se sauver lui-même mais certains ont aidé et sont restés de bonnes âmes 🙂