Auteurs en K

Celui qui revient – Han KANG

Ouvrir un roman de Han KANG, Prix Nobel de littérature en 2024, c’est découvrir un peu l’histoire mouvementée de la Corée du Sud.

On voudrait croire ce pays à l’image très lisse un pays où tout le monde vit en harmonie. Rien de plus faux : après la guerre de séparation des deux Corées, la Corée du Sud a connu une histoire mouvementée.

Ainsi, dans ce roman, j’ai découvert le soulèvement de Gwangju du 18 mai 1980, une révolte populaire, étudiante et syndicale.

A travers le personnage de l’étudiant Tongho, l’auteure nous parle de la répression sanglante par l’armée, des tortures infligées aux étudiants capturés. Mais aussi de la censure exercée par la gouvernement sur toute publication jugée subversive.

Dans le premier chapitre, Tongho se pose des questions sur l’âme : il cherche son ami Chongdae certainement mort. Ainsi se demande-t-il si l’âme bat des ailes ? Si l’âme a un corps….

Les personnages qui interviendront dans les chapitres suivants seront tous liés, de près ou de loin à Tongho.

J’ai découvert les chewing-gum au goût acacia, mais aussi la torture de la main gauche avec le stylo Monami qui met l’os à nu, faisant sortir le pus et le sang. Et le torturé de se poser la question : qu’est-ce qu’un être humain ?

Un roman qui aborde des thèmes plutôt philosophiques tout en dévoilant une réalité crue.

L’image que je retiendrai :

Celle des cadavres d’étudiants dont le visage est très blanc d’avoir trop perdu de sang.

Le livre de poche, 4 décembre 2024, 264 pages

15 commentaires

Laisser un commentaire