Celui qui revient – Han KANG
Ouvrir un roman de Han KANG, Prix Nobel de littérature en 2024, c’est découvrir un peu l’histoire mouvementée de la Corée du Sud.
On voudrait croire ce pays à l’image très lisse un pays où tout le monde vit en harmonie. Rien de plus faux : après la guerre de séparation des deux Corées, la Corée du Sud a connu une histoire mouvementée.
Ainsi, dans ce roman, j’ai découvert le soulèvement de Gwangju du 18 mai 1980, une révolte populaire, étudiante et syndicale.
A travers le personnage de l’étudiant Tongho, l’auteure nous parle de la répression sanglante par l’armée, des tortures infligées aux étudiants capturés. Mais aussi de la censure exercée par la gouvernement sur toute publication jugée subversive.
Dans le premier chapitre, Tongho se pose des questions sur l’âme : il cherche son ami Chongdae certainement mort. Ainsi se demande-t-il si l’âme bat des ailes ? Si l’âme a un corps….
Les personnages qui interviendront dans les chapitres suivants seront tous liés, de près ou de loin à Tongho.
J’ai découvert les chewing-gum au goût acacia, mais aussi la torture de la main gauche avec le stylo Monami qui met l’os à nu, faisant sortir le pus et le sang. Et le torturé de se poser la question : qu’est-ce qu’un être humain ?
Un roman qui aborde des thèmes plutôt philosophiques tout en dévoilant une réalité crue.
L’image que je retiendrai :
Celle des cadavres d’étudiants dont le visage est très blanc d’avoir trop perdu de sang.
Le livre de poche, 4 décembre 2024, 264 pages
Partager :
- Cliquer pour partager sur Mastodon(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Mastodon
- Cliquez pour partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Cliquez pour partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
- Cliquer pour partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X
- Cliquez pour partager sur Pinterest(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Pinterest
Les Saules - Mathilde BEAUSSAULT
15 commentaires
vagabondageautourdesoi
C’est vrai que je ne connais pas grand chose, même rien si je suis honnête, de l’histoire de la Corée. Merci pour ce retour !
Alex-Mot-à-Mots
Moi non plus, et cette auteure focalise ses romans sur des événements sociaux.
Violette
Je crois que c’est le premier avis que je lis d’un de ses livres, ça ne m’attire pas tellement, ça se lit bien?
Alex-Mot-à-Mots
Non, la construction et la narration nécessites d’être très concentré.
Violette
C’est ce que je redoute, je deviens feignasse ^^
bulledemanouec671473c7
Je n’ai pas encore lu cette autrice mais j’ai noté certains de ses titres pour le faire un jour (entre autre « la végétarienne » dont on a beaucoup parlé), tout le problème est quand !
Alex-Mot-à-Mots
De cette auteure, la végétarienne est le seul titre qui ne m’attire pas.
keisha41
J’ai emprunté une de ses romans, mais bah, pas persévéré, de plus je ne connais peut être pas assez. Merci à toi, car ça a l’air dur
Alex-Mot-à-Mots
Oui, je le suis un peu accrochée pour relier tous les fils de cette lecture entre eux.
Hedwige
Oups s’il y a de telles tortures, ça ne me tente pas, mais il est vrai que ce roman fait voir la Corée du Sud autrement. Merci d’avoir exploré cette auteure.
Alex-Mot-à-Mots
En effet, l’auteure nous montre un autre visage de ce pays.
Ingannmic
Ca a l’air très dur… je ne sais pas si je poursuivrai ma lecture de cette auteure -découverte cette année avec La végétarienne, que j’ai beaucoup aimé- avec ce titre en premier, mais je le note. Je vais peut-être d’abord me tourner vers Impossibles adieux.
Alex-Mot-à-Mots
Impossibles adieux est plus facile à lire que celui-ci, au niveau de la temporalité.
aifelle
J’ai emprunté un de ses romans, je ne sais plus lequel et j’ai abandonné. Je n’arrivais pas à entrer dedans, le style ne me plaisait pas. Je ne pense pas refaire une tentative.
Alex-Mot-à-Mots
Je peux comprendre. C’est le second que je lis, et à chaque fois, je m’accroche.