Auteurs en M

Le Duc – Matteo MELCHIORRE

J’ai longtemps tourné autour de ce roman qui se déroule en montagne, et puis j’ai profité de l’été pour me lancer dans sa lecture.

J’ai aimé le charme de ce roman qui se déroule dans les montagnes de l’Italie du nord (Vallorgana) à une époque indéfinie mais contemporaine.

J’ai aimé les affrontements feutrés entre le Duc et Fastréda, l’homme qui possède les terres et les bêtes depuis son retour du Venezuela.

Le Duc n’en est pas un, c’est en réalité un comte qui revient dans la Villa des Cimamonte après avoir vendu les possessions de sa famille. Il est le dernier de sa lignée et se lance dans des recherches sur ses ancêtres.

Il est beaucoup question de filiation par le sang, et j’ai aimé que le Duc découvre que ses ancêtres « par le sang » pouvait être des hommes bons ou les derniers des salauds.

J’ai aimé Nelso, un voisin qui travaille pour le Duc et lui donne toujours le même conseil : laisser faire. Même l’avocat que le Duc consulte en ville lui tient le même discours.

J’ai aimé ce personnage du Duc plutôt calme mais qui peut décider de tout modifier sur un coup de sang.

J’ai aimé que le Duc décrypte les visages de Fastréda : cajoleur, arrogant, Vieux en larmes…

J’ai aimé la corneille aux ailes blanches qui apparait au Duc en début de roman, et qui revient le clore.

J’ai aimé que le Duc se batte contre la forêt qui envahit toutes les prairies et arrache lui-même les arbrisseaux.

J’avais deviné un peu avant la fin du roman qui était Fastréda, et j’ai eu de la peine pour lui qui, malgré son travail, n’a rien pu changer.

Un roman qui montre que nous ne sommes rien face aux forces de la nature.

Une citation :

Mais qui, au fond, n’est pas prisonnier de soi-même ? Nous sommes tous les architectes de notre cage. (p.296)

L’image que je retiendrai :

Celle des bornes qui délimitent la propriété du Duc et celle de Fastréda que ce dernier veut voir modifier.

Métailié, 4 avril 2025, 488 pages

22 commentaires