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La Comédie Humaine – Honoré de BALZAC (5)

LA FEMME ABANDONNEE

Le Comte Gaston de Nueil tombe amoureux de Mme de Beauséant sans même l’avoir vu.

Elle n’a pu divorcé et vit seule chez elle, recevant peu.

Elle a 30 ans, et lui 22. Pour pouvoir vivre leur passion, ils s’exilent en Suisse mais, suite à la mort du père de Gaston, ils reviennent en France.

La mère de Gaston réussie à lui faire épouser une jeune fille fade, ce qui sera sa perte.

J’ai aimé que le livre de Mme de Beauséant fasse tomber son livre chaque fois que Gaston entre dans la pièce.

Mais je n’ai pas aimé retrouver « les femmes sont comme ça ; réagissent comme ça… ».

 

LA GRENADIERE

La Grenadière est une petite habitation sur la rive droite de la Loire à un mile du pont de Tours. C’est un ancien vendangeoir qui est loué.

S’installe Mme de Willemsens et ses deux fils ainsi qu’une femme de charge.

Mme la Comtesse de Brandon est bien malade et son fils aîné, Louis-Gaston, se prépare à sa vie d’adulte.

Nous ne saurons jamais pourquoi cette femme et mère est partie de Hyde Park en laissant tout derrière elle, mari et fortune. Mais ses derniers jours sur les bords de Loire à La Grenadière ont été très beaux.

 

LE MESSAGE

Le propos de cette nouvelle est donnée en introduction par l’auteur lui-même : un jeune homme et sa maîtresse sont saisis de frayeur et se réfugient au coeur l’un de l’autre.

L’inconnu de la diligence qui voyage avec le narrateur est amoureux de la Comtesse de Montpersan.

C’est au narrateur qu’il revient de lui annoncer le décès de son amant.

 

GOBSECK

Jean-Esther Van Gobseck, dit papa Gobseck, est un des 8 usuriers de Paris. Il connaît tout des fortunes des Grands de ce monde.

Il passe un accord avec le père d’Ernest de Restaud pour que sa femme n’hérite de rien, elle qui a un amant dépensier et est obligé de vendre les diamants de la famille de son mari pour renflouer son galant. La dame est une demoiselle Goriot.

Gobseck garde l’argent pour le fils Ernest qui ne le sait pas. Il pourra ainsi épouser Camille de Grandlieu.

Gobseck finira sa vie seul dans un immeuble dont il est le seul habitant, entassant tout ce qu’on lui a mis en gage et jamais réclamé.

Encore une fois chez Balzac, j’ai aimé les noms et leur signification : Gobseck qui gobe tout l’argent qu’il peut et s’exprime sec.

 

AUTRE ETUDE DE FEMME

Le narrateur, à travers cinq anecdotes racontées par des personnages différents, se fait fort d’expliquer les changements opérés chez la femme française depuis la fatale révolution de Juillet (1830).

Ces cinq histoires de tromperie sont racontés pendant la seconde soirée lors du souper entre amis.

D’après lui, « il n’y a plus de grandes femmes en France mais des femmes comme il faut », et de décrire la femme comme il faut.

J’ai aimé certaines comparaisons avec Othello et Desdemona.

Moins la phrase suivante : « Il y a toujours un fameux singe dans la plus jolie et la plus angélique des femmes ».

J’avoue que cette autre étude de femme ne m’a pas passionnée.

 

Fin du Deuxième Volume : scènes de la vie privée (Tome 2)

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