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Je pleure encore la beauté du monde – Charlotte McCONAGHY

Le titre ne m’aurait pas tenté, mais une amie proche me l’a mis dans les mains : je ne pouvais faire autrement que le lire.

J’ai eu du mal avec les lieux : le roman est sponsorisé par l’Australie, mais l’action se déroule en grande partie en Ecosse.

Quand j’ai eu compris, j’ai pu apprécié de suivre Inti au fin fond de la région dans laquelle son équipe et elle tente de ré-implanter des meutes de loups.

J’ai aimé découvrir Inti et sa soeur jumelle par flash-back : leur père féru de nature qui vit en auto-suffisance, leur mère inspecteur de police en pleine ville.

Inti choisit de suivre la voix de son père et devient une spécialiste des loups. Mais tenter de ré-introduire ce prédateur n’est pas gagné.

J’ai aimé le policier du village qui tente de garder sa ville apaisée malgré les tensions.

J’ai aimé que ce roman aborde également le problème des femmes battues qui ne sont pas défendues par « la communauté » alors que tout le monde est au courant.

Bien sûr, j’ai aimé en apprendre plus sur cet animal sauvage qui « sert » à reboiser les forêts en chassant les cerfs devenus sédentaires.

C’est parfois très détaillé (trop pour moi, mais j’ai pu passer en avance rapide sans perdre le fil).

J’ai eu de la peine pour le père des jumelles qui perd la tête à la fin de sa vie, mais j’ai aimé sa mort.

J’ai adoré le club de tricot du village qui sert surtout de prétexte pour papoter et échanger des nouvelles.

Un roman qui donne envie de permettre la ré-introduction d’animaux sauvages, même si cela demande plus de travail aux agriculteurs

Une citation :

Nos enfants intérieurs ont besoin de monstres revêtant des formes que nous comprenons. Ils veulent avoir peur des loups pour ne pas avoir peur l’un de l’autre (p.185).

L’image que je retiendrai :

Celle de Inti parlant avec les mains dans un langage de jumelle.

Gaïa, 7 février 2024, 368 pages

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