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Gioconda – Nikos KOKANTZIS

1940, dans la campagne près de Thessalonique, deux enfants s’aiment : Nikos, qui prend la plume 30 ans plus tard, et Gioconda.

Ils ont 15 ans, sont voisins, se connaissent depuis leur jeune âge et aiment jouer ensemble avec leurs frères et sœurs.

Grâce au cousin Rudi, ils vont se déclarer leur amour et, le temps d’un été, devenir amants.

J’ai aimé la façon de raconter la passion entre ses deux enfants ; la façon de parler de l’acte d’amour entre les deux jeunes gens de façon belle et simple.

La guerre n’est jamais loin, notamment les rationnements et les queues interminables, qui permettent aussi aux deux amoureux de passer du temps ensemble.

Comme le dit si bien le traducteur : « le paradis et l’enfer (…) ne sont jamais loin.« 

Nous savons dès le départ que Gioconda ne reviendra jamais d’Auschwitz où sa famille et elle ont été emmenées.

J’ai aimé que le départ de la famille se fasse dans le calme, avec l’aide des voisins pour adoucir la peine du départ.

Enfin, j’ai eu de la peine à la fin du texte, lorsque l’auteur constate que les vestiges du passé disparaissent peu à peu : les maisons remplacés par des immeubles ; le thym et les fleurs des champs dans lesquels ils jouaient sont remplacés par du béton. Et avec eux, le souvenir de la présence de Gioconda.

Un texte nécessaire, simple et beau.

L’image que je retiendrai :

Celle de la nature en jachère autour des deux maisons.

Editions de l’Aube, 28 mai 2002, 144 pages

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