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La Comédie Humaine (17) – Honoré de BALZAC

Neuvième volume : Scènes de la vie parisienne Tome I

Histoire des Treize 

1er épisode : FERRAGUS

Ce premier épisode est adressé à Hector Berlioz (oh surprise).

J’ai découvert la tribu des Dévorants : c’est le nom d’une des tribus de Compagnons ressortissant jadis de la grande association mystique formée entre les ouvriers de la chrétienté pour rebâtir le Temple de Jérusalem. Dévorant a pour étymologie le mot « devoir ».

L’actuel chef des Dévorants se nomme Feragus XXII, mais l’homme revêt plusieurs identités.

J’ai aimé cette sorte d’enquête mené par Auguste de Maulincour, qui tombe amoureux de Mme Jules sans la connaître et qui découvre, en la suivant, qu’elle se rend chaque jour dans un appartement parisien sans en parler à son mari qu’elle aime pourtant.

Mais Auguste, voulant connaître l’identité de la personne visité, va connaître de nombreux accidents qui intenteront à sa vie.

Son oncle est vidame : un officier qui remplaçait les seigneurs ecclésiastiques dans les fonctions juridiques ou militaires.

Le mari, Jules Desmarets, va à son tour chercher à savoir qui est le mystérieux personnage qui se cachera jusqu’au bout.

J’ai aimé cette enquête dans un Paris décrit comme une créature monstrueuse, décrivant cette fois, non des intérieurs, mais des parisiens : les piétons, les mendiants, les grisettes…

2ème épisode : LA DUCHESSE DE LANGEAIS

Titre initial : Ne touchez pas à la hache – Adressé à Franz Liszt

La société secrète des Treize est moins présente, qui aide seulement Armand de Montriveau à enlever Antoinette de Langeais lors d’un bal puis de la ramener à ce même bal ; et, à la fin, à l’enlever encore à son couvent.

L’intrigue est mince : pourquoi la duchesse de Langeais, coquette parisienne, finit-elle soeur Thérèse dans un Couvent au fin fond d’une île espagnole ?

J’ai aimé qu’il soit souvent fait mention des pieds : soeur Thérèse vit dans un Couvent de déchaussées, et Armand de Montriveau regarde souvent ses pieds lorsqu’il lui fait la cour.

Il y est question d’amour et de passion, l’auteur expliquant longuement la différence entre les deux.

Mais je me suis ennuyée dans ces pages : la duchesse se refuse, tout à ses calculs mondains dans une société basée sur l’hypocrisie et l’argent. M de Montriveau finit par le prendre mal et menace de la marquée au fer rouge. De quoi me faire bondir et expliquer mon déplaisir à la lecture de ce second épisode.

 

3eme épisode : LA FILLE AUX YEUX D’OR

Adressé à Eugène Delacroix

Cette dernière partie s’ouvre sur la description d’un Paris à la physionomie cadavéreuse, qui a été nommé un enfer.

Le narrateur décri les 3 cercles de l’enfer : au 1er les ouvriers ; au second les commerçants ; au 3e les bourgeois ; et au-dessus les artistes.

Il répète à l’envie que les parisiens veulent l’or ou le plaisir, le mot or finissant souvent un paragraphe.

Le seul être privilégie parisien est la femme, si elle vit à l’orientale, c’est à dire cachée.

Enfin, le récit commence : le beau Henri de Marsay tombe amoureux de Paquita Valdès, la fille aux yeux d’or. Mais elle est retenue captive par son amante la marquise de San Réal. Henri ne le sait pas mais, jaloux, souhaite la tuer.

Ce ne sera pas lui qui le fera mais la marquise de San Réal, qui est la demi-soeur de Henri, par leur père Lord Dudley.

Une histoire qui ne m’a pas passionné tant l’auteur ne fait pas dans la finesse, et la révélation finale m’a presque fait sourire à cause de son côté improbable.

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