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La Mort du Khazar rouge – Shlomo SAND

Je ne connaissais pas le peuple Khazar : les Khazars étaient un peuple assez mystérieux installé entre la mer Noire et la mer Caspienne du 6e au 10e siècle, et une version historique largement contestée aujourd’hui identifie les Khazars, comme étant de lointains ancêtres des juifs ashkénazes européens. ce peuple se serait converti au judaïsme, puis, quelques siècles plus tard, à l’islam. Cette théorie met à mal l’idée du peuple Juif issu d’une seule et même terre d’Israël et dispersé de par le monde.

J’ai aimé lire ce polar de 2019 pour ce qu’il m’a appris sur cette théorie qui rebat les cartes de l’occupation de cette partie du monde.

J’ai aimé que le premier enquêteur de 1987 soit un palestinien chrétien qui a pris son partie des pincettes que les israéliens prennent avec lui.

J’ai aimé découvrir le monde universitaire de Tel-Aviv avec ses rivalités et ses appétits de pouvoir.

J’ai aimé qu’entre 1987 (année de la première enquête) et 2007, l’homosexualité ne soit plus tabou.

J’ai aimé que, au-delà du problème soulevé par la judéité des khazars, l’universitaire qui soulève le problème ait surtout en ligne de mire la question de savoir comment toute nation moderne commence par s’inventer un passé imaginaire (p.360).

J’ai découvert le Shabak (également appelé Shin-Bet), le service de renseignement intérieur israélien et sa corruption.

A travers l’enquête, l’auteur montre que l’état se définit comme juif et non comme démocratie israélienne, ce qui continue de poser des problèmes.

Un polar passionnant et instructif.

L’image que je retiendrai :

Celle des séjours à Paris de divers protagonistes qui séjournent facilement dans la capitale française.

Merci Anne-yes pour cette riche idée de lecture, même si tu lui a trouvé quelques bémols. J’ai pour ma part été complétement emportée

Seuil, 4 avril 2019, 384 pages

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