La Comédie Humaine (18) – Honoré de BALZAC
LE PERE GORIOT
Je ne gardai du Père Goriot que l’image d’un pauvre bougre désargenté dans une pension de famille parisienne. Cette relecture m’a permis de me remettre en mémoire les personnages qui gravitent autour de lui. Car du fameux père, on ne saura pas grand chose, si ce n’est qu’il était un vermicelier prospère (un fabriquant de pâtes alimentaires).
Dans la pension Vauquer dans laquelle il loge se trouvent également :
– Mme Vauquer, veuve intéressée qui pense que Goriot va l’épouser
– Vautrin : sorte d’âme noire qui, par ses discours, explique à Rastignac comment fonctionne la société de classes
– Bianchon, étudiant en médecine ami de Rastignac. Il représente le travail honnête (il va en cours, lui)
– Rastignac : finalement le personnage principal de ce roman, qui décide de venger le Père Goriot abandonné et ruiné par ses deux filles.
Dans le Grand Monde où Rastignac apprend à se mouvoir, il y a :
– la vicomtesse de Beauséant, cousine dudit Eugène, qui lui apprend à se mouvoir et à aimer dans le Grand Monde
– Anastasie de Restaud, la première des filles de Goriot chez qui se rend Rastignac et qui lui fermera sa porte
– Delphine de Nucingen qui le prendra comme amant car son mari banquier est indifférent à sa personne, et Eugène peut la faire entrer dans le monde de l’aristocratie.
J’ai adoré qu’il n’y ai pas de descriptions des lieux sans fin, mais qu’au contraire, ce roman se focalise sur les personnages et leurs aventures.
J’avoue que découvrir que Vautrin est un forçat évadé m’a paru plutôt rocambolesque et un peu inutile dans ce roman déjà bien fourni en situations mondaines et en types sociaux.
Je n’ai pas sauter les passages descriptifs comme d’habitude et je me suis attachée au personnage du père Goriot qui n’en a qu’après ses filles, vivant chichement pour qu’elles puissent n’avoir aucun soucis d’argent, même si, bien évidemment, elles en ont.
J’ai aimé les néologismes de l’auteur : idémiste, englauder, diogénique…
J’ai adoré les créations de mots des pensionnaires à partir du suffixe -rama en vogue depuis le célèbre diorama inventé par Louis Daguerre en 1822.
Je me demandais pourquoi cette présente édition des Classiques Garnier avait mis ce roman en premier tome : c’est parce qu’il est passionnant et met en scène les principaux personnages de La Comédie Humaine (y compris Gobseck). Une entrée dans l’œuvre par le roman le plus aboutit.
Fin du 9e volume : Scènes de la vie parisienne Tome 1
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Le Portier - Chris PAVONE
19 commentaires
vagabondageautourdesoi
J’en garde un souvenir très vif, peut-être grâce à une prof au physique si improbable à cet époque, comme une héroïne du XVIII e siècle, mais qui faisait vivre Balzac d’une manière si forte que je m’en rappelle encore ! Impossible pour moi de le relire par la peur d’amoindrir ce beau souvenir !
Alex-Mot-à-Mots
Il est vrai que j’ai eu parfois des relecture décevante.
Violette
Je l’ai relu il y a peu de temps (enfin 4 ans) et j’ai beaucoup aimé ! J’avais noté le mot « regrattier », un vendeur de restes. Bravo pour ta fidélité à Balzac !
Alex-Mot-à-Mots
Oui, je continue de m’y tenir une fois par moi, c’est ma dose 😉
Light And Smell
Le fait qu’on s’attarde surtout sur les personnages et leurs aventures semble rendre la lecture plus vivante.
Alex-Mot-à-Mots
Oui, heureusement. Les descriptions me lassent vite.
aifelle
Je l’ai lu il y a longtemps ; je n’en ai plus un souvenir très vif. Je me souviens davantage des adaptations télé que j’ai pu voir après, au fil des ans.
Alex-Mot-à-Mots
Il est vrai que les longues descriptions ne sont pas forcément ce que l’on retient d’une lecture. Malheureusement pour l’auteur.
Martine
Bonjour Alex (que je retrouve par hasard et c’est tant mieux! 🙂 )
J’ai lu ce roman pendant mes études, c’est à dire que cela fait à présent une bande d’années. A l’époque, j’avais apprécié mais pas au point d’avoir envie de le relire. C’est donc bon pour ma culture générale. A présent je me tourne vers d’autres genres de lectures.
Merci pour cet article que j’ai apprécié
🙂
Une Comète
C’est un si beau livre… le père Goriot m’a fendu le cœur. J’en garde un souvenir très vif en ce qui me concerne je l’ai lu l’année du CAPES
Alex-Mot-à-Mots
Pauvre père, en effet.
Alex-Mot-à-Mots
Martine, quelle plaisir de te retrouver.
J’avais lu La Recherche, il y a quelques années, profitant d’un arrêt suite à une intervention programmée.
Je me lance maintenant dans La Comédie à un rythme plus lent.
bulledemanouec671473c7
Lu bien entendu, durant mes années lycées je pense, mais jamais relu ensuite…sans doute que moi aussi je découvrirai un autre Père Goriot avec le recul…
Alex-Mot-à-Mots
C’est ce que j’aime dans les grands romans : chacun y trouve son compte et notre regard change au fil de notre évolution.
keisha41
Lu relu (sans obligation scolaire) et je relirais bien encore, des années après!
Alex-Mot-à-Mots
J elirai bien ton ressenti 😉
luocine
Avec Eugénie Grandet ce sont le sdeux romans de Balzac que j’ai trouvé intéressant à la relecture, sinon quel ennuie !
Alex-Mot-à-Mots
Il est vrai qu’il ne se passe pas grand chose dans ces romans, à part des histoires d’argent.
carfax
bonjour, comment vas tu? le père goriot ‘mavait beaucoup touchée quand je l’avais lu au lycée. passe une belle semaine et à bientôt!