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La Comédie Humaine – Honoré de BALZAC (7)

BEATRIX

Un roman en trois parties : les personnages – le drame – un adultère rétrospectif. La troisième partie appartient au 4e volume des scènes de la vie privée, mais je l’ai lu tout de même.

Calyste du Guénic est un jeune noble issu de Bretagne dont la famille s’est illustré dans les plus fameuses batailles.

A côté de chez ses parents habite Félicité des Touches dont le nom de plume est Camille Maupin, à l’instar de George Sand.

Félicité est très amoureuse de Calyste, beau comme un dieu. Mais celui-ci lui préfère Beatrix de Casteran, marquise de Rochefide, qui s’est enfuie avec le compositeur Gennaro Conti.

J’ai aimé cette noblesse de Bretagne qui aime jouer les soirs au jeu de la mouche dont les règles sont expliquées (mais que je n’ai pas lues).

La famille de Calyste voit d’un mauvais oeil son amour pour Beatrix, femme hautaine et déjà mariée.

Félicité / Camille tente de rendre possible cet amour, mais c’est le geste violent de Calyste qui viendra à bout des résistances de Beatrix.

Toutefois, la famille de Calyste fait tant est plus pour le marier. Il finit par convoler avec Sabine de Grandlieu. De retour à Paris, Calyste rencontre fortuitement Beatrix, et c’est le drame.

Ces histoires de manigances pour faire aimer l’autre à quelqu’un ont failli me lasser. Mais d’autres personnages entre dans la danse, ce qui ravive un peu l’intérêt du récit.

Quelques facilités tout de même : Félicité / Camille choisi de finir sa vie au couvent et donne toutes ses propriétés au couple Calyste – Sabine.

J’ai appris que le macarat est une couleur entre le rouge et l’oranger ; que stoff désigne une étoffe de laine sèche et brillante (c’est également le nom d’un fabricant de tissu dans mon département).

J’ai découvert l’érysipèle, une infection de la peau par une bactérie.

Mais je n’ai pas aimé les différentes références à des oeuvres littéraires, et notamment celles omniprésentes au roman Adolphe de Benjamin Constant, sans parler de celle à la Beatrice de Dante. 

Le récit se termine d’ailleurs par une référence à la fable Les deux pigeons de La Fontaine.

Beatrix apparait comme une femme hautaine qui n’aime personne sinon elle-même.

 

Fin du Troisième volume : scènes de la vie privée (tome 3)

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