La Comédie Humaine – Honoré de BALZAC (6)
Troisième volume : scènes de la vie privée (tome 3)
LA FEMME DE TRENTE ANS
La première partie de ce récit nous fait découvrir Julie jeune fille amoureuse du soldat de Napoléon nommé d’Aiglemont.
Après la destitution du petit caporal, il retournera sa veste et deviendra marquis.
Mais d’Aiglemont est un soldat, et Julie une jeune fille pleine de vie, leur union la déçoit, la maternité également.
Arrive lord Grenville, anglais prisonnier en France, qui s’éprend d’elle et la soigne quand elle dépérit. Il mourra d’être restée trop longtemps sur le balcon de sa belle une nuit de mars.
Julie tombe ensuite amoureuse du marquis Charles de Vandenesse, diplomate et ami de son mari.
Le narrateur passe rapidement sur la mort du second fils de Julie, Charles, jeté à l’eau par sa soeur. L’auteur ne s’encombre pas de psychologie.
Nous la retrouvons quelques années plus tard avec 4 enfants de son mari. Et là, le récit part dans le grand n’importe quoi : sa fille aînée Hélène part avec un assassin ; les époux perdent leur fortune ; la mari part à l’étranger et retrouve sa fille corsaire ; les deux garçons du couple décèdent ; Julie retrouve sa fille Hélène dans les Pyrénées avant qu’elle ne meurt avec son dernier fils, et la dernière fille, Moïna comtesse de Saint-Héréen, prend pour amant le fils de Charles de Vandenesse.
Certes, ce récit était au départ 6 nouvelles distinctes que l’auteur a rassemblé pour ne faire qu’une seule histoire. Mais le côté Alexandre Dumas m’a surpris et quelque peu rebuté, je dois le dire. J’en ai levé les yeux au ciel de tant d’invraisemblances.
Une citation : Le mariage, tel qu’il se pratique aujourd’hui, me semble être de la prostitution légale.
LE CONTRAT DE MARIAGE
Le titre premier était La Fleur des pois, synonyme de la fine fleur de l’aristocratie. C’est ainsi qu’est surnommé le Comte Paul de Manerville, le personnage principal.
Jeune homme falot, il s’installe à Bordeaux où il tombe éperdument amoureux de Natalie Evangélista.
Sans parent pour le guider, il s’en remet à son notaire pour établir le contrat de mariage, la longue comédie qui précède toute vie conjugale.
J’ai aimé, lors des discussions entre notaires, que ceux-ci parlent comme si ils étaient les amoureux : « nous avons… ; si vous nous épousez…. »
Tout pourrait sourire à Paul, si ce n’était sa future belle-mère qui lui joue un coup tordu en ne lui faisant pas donner ses bijoux, et notamment la parure que ferme le diamant le Discreto. Elle orchestre, avec sa fille, le ruine de son mari.
Même son plus vieil ami, Henri de Marsay, ne pourra l’aider, lui qui se lance en politique.
J’ai eu de la peine pour Paul qui, en se comportant comme un amant et non comme un mari, court à sa perte.
Une citation : « Le Code, mon cher, a mis la femme en tutelle, il l’a considéré comme un mineur, comme un enfant. Or, comment gouverne-t-on les enfants ? Par la crainte. »
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Gracier la bête - Gabrielle MASSAT
6 commentaires
keisha41
Franchement, un refroidissement sur un balcon? Il était bien fragile on dirait.^_^
Sinon, du grand n’importe quoi qui pourrait m’amuser!
Alex-Mot-à-Mots
Une nuit entière tout de même, le pauvre. J’ai été étonnée par ce grand n’importe quoi de la part de ce Grand Auteur 😉
vagabondageautourdesoi
Besoin de manger, d’où coup, qu’importe la vraisemblance ! 😄
Alex-Mot-à-Mots
Tant d’invraisemblances m’ont étonnées de la part de ce Grand Auteur.
aifelle
Balzac a fait du grand n’importe quoi ? Ben dis donc, on a tous nos faiblesses 😉
Alex-Mot-à-Mots
Cela m’a étonné de la part de ce Grand Auteur.