Horélie – Delphine SAADA
Je découvre l’auteure avec ce roman de la rentrée littéraire 2026. Si j’ai parfois achoppée sur certains mots de vocabulaire ou carrément sur un chapitre, je dois dire que dans l’ensemble, j’ai aimé cette lecture.
J’ai eu de la peine pour Aurélie, qui ne se victimise jamais, en prison après l’acte qu’elle a commis contre l’instagrameuse Hortense de Lalun de Fréchomp.
J’ai aimé ses confidences à son avocat (qui ne parle jamais), qui permettent de découvrir l’origine de son geste.
Après avoir été licenciée et confinée chez sa mère à Evreux, elle découvre par hasard Hortense à la télé (sa mère est sans cesse scotchée devant). La jeune femme développe alors une passion dévorante pour la vie et la famille parfaite d’Hortense.
Elle qui n’a pas d’argent achète presque tous les produits dont Hortense fait la promotion, like tous ses posts et ses réels, commente, se créée même un faux profil pour approcher l’objet de son désir de plus près. Mais Hortense ne répond jamais.
J’ai été étonnée de découvrir l’armée bienveillante de followers d’Hortense qui peut faire du mal si on touche à leur idole sans que ladite Hortense n’aie à lever le petit doigt.
J’ai aimé qu’il soit question, à la fin du roman, de la solitude des deux femmes : l’une dans l’appartement de sa mère, l’autre ayant un besoin incessant de se montrer.
J’ai aimé qu’il soit question du regard : celui qu’Aurélie ne parvient pas à capter, celui omniprésent de la caméra du téléphone d’Hortense.
Mon gros bémol : à la fin du roman, Aurélie demande à son avocat de plaider la peine de mort pour elle (WTF ?). Bien sûr, on peut le voir comme un appel à l’aide, un besoin de souffrir pour expier sa faute, blablabla, mais ce fut too much pour moi. D’autant que ce chapitre n’apporte rien au récit.
Un roman qui se place du côté des millions de followers qui n’ont aucune interaction avec l’objet de leur passion : le niveau zéro de la communication.
L’image que je retiendrai :
Celle de la codétenue d’Aurélie qui fait office de mère pour elle, lui expliquant les règles de la prison et la câlinant si besoin.
Je remercie ma Librairie préférée pour cette lecture de la Rentrée Littéraire 2026
HarperCollins, 19 août 2026, 256 pages
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Voir venir - Lucile NOVAT
10 commentaires
vagabondageautourdesoi
Compliqué, semble-t-il !
Alex-Mot-à-Mots
Non, il se lit quasiment tout seul.
coupsdecoeurgeraldine
Le niveau zéro de la communication, je le subis assez sur les réseaux avec les pops up et reels qui me sont imposés ou suggérés. On ne peut plus suivre simplement ses amis sans être envahie par une horde d’influenceuses…
Alex-Mot-à-Mots
Ah oui, ça s’est pénible. Je ne vais plus voir les réels et j’ai désactivé les notifications, comme ça je peux regarder quans je veux. mais je comprends que l’on puisse devenir accroc.
luocine
je ne suis pas certaine d’accrocher mais on verra surtout s’il est proposé dans mon club de lecture.
Alex-Mot-à-Mots
J’avoue qu’un chapitre m’a franchement dérangé.
keisha41
Sans urgence pour l’instant, tu es la première à en parler (que je vois)
Alex-Mot-à-Mots
Il est vrai que ce n’est pas non plus LE roman de la RL.
Violette
ça m’a l’air étrange, je ne connaissais ni le titre, ni l’autrice. Je ne vais pas en faire une priorité…
Alex-Mot-à-Mots
Non, c’est une lecture avec un passage que je désapprouve complètement.