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Mauvais cœur – Audrey BRIERE

Je découvre l’auteure avec ce second roman.

Mathias Lavau, de la brigade de police mobile, se rend au Familistère de Guise pour enquêter sur un meurtre.

Mathias est aidé d’Esther Louve qui cache une vilaine cicatrice au cou sous une collerette de cuir qui surprend son interlocuteur au premier abord.

Esther dont les yeux noirs sont devenus couleur d’automne après sa réclusion forcée dans un pigeonnier pendant 10 ans.

Vous ne connaissez pas le Familistère imaginé et créé par M. Gaudin, des poêles Gaudin ? En refermant ce roman policier, vous saurez tout sur ce bâtiment imposant et ses nombreuses commodités.

J’ai aimé retrouver ce lieu si particulier : ses appartements identiques, son économat et sa piscine, sa verrière. Seul le théâtre n’est pas mentionné, dommage.

J’ai découvert la nourricerie et le pouponnât, endommagés par les Allemands en 14 et jamais reconstruit.

J’ai découvert également que M.Gaudin avait exporté son idée en Belgique à Laeken.

J’ai découvert l’adermatoglyphie : certaines personnes n’ont pas d’empreintes de doigts.

J’ai souri chaque fois que Mathias enfonçait ses mains dans son cache-poussière. Une expression qu’employait ma grand-mère et que l’on n’entend plus.

J’ai découvert qu’il existait des terrils en Bourgogne. Eh oui, on n’y produit pas que du vin.

L’enquête en elle-même se tient, faisant des aller-retour entre Paris et les rives de l’Oise.

Un second opus qui m’a donné envie de découvrir le premier.

Une citation :

Le Familistère est à la fois le début et la fin. Il dépend de l’industrie et de la,prospérité de nos usines, ses habitants sont des travailleurs industriels. Mais il,faut comprendre qu’il est aussi la finalité même du développement industriel. En replaçant les jouissances de la richesse à la portée de tous.

L’image que je retiendrai :

Celle du Familistère, bien sûr, surnommé le Palais par tous dans les environs.

Lu sur Liselotte grâce aux éditions du Seuil et à Netgalley que je remercie

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