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Le champ des méduses – Oto OLTVANJI

Je découvre l’auteur serbe Oto OLTVANJI qui a reçu le Prix du Meilleur Polar des Balkans avec ce roman en 2025. Et je dois dire que je me suis régalée.

J’ai aimé le personnage principal, surnommé le Sceptique, enquêteur hors pair pour mettre à jour des magouilles politiques et/ou industrielles en Serbie.

J’ai aimé son rapport avec son ex-femme, fille d’un gros bonnet de l’Industrie qui trempe aussi en eau trouble. Ils sont encore attachés l’un à l’autre et travaillent ensemble pour leur site Internet.

J’ai aimé que ce polar m’emmène à la recherche de Marijana, disparue il y a 10 ans. Son mari pense qu’elle est partie avec son amant ; et son amant ancienne gloire du rock qu’elle est restée avec son mari.

J’ai aimé découvrir la Corne d’or Croate, sa ville de Rovinj en Istrie, ses plages naturistes qui faisaient scandale.

J’ai découvert qu’il est encore difficile de traverser les frontières entre les différents états de l’ex-Yougoslavie, de longues queues se forment parfois aux postes frontières.

J’ai adoré découvrir les plats typiques serbes, et bien sûr, les alcools forts de Serbie et de Croatie. Et j’ai souri chaque fois que le Sceptique avait une nouvelle boisson préférée (après que l’autre l’ai rendu malade).

J’ai aimé les maisons dans ce roman, qui sont toutes d’une couleur bien distinctive.

J’ai aimé que le Sceptique ai une collection de vinyles de rock impressionnantes, et qu’il se serve de cette musique pour décompresser.

Et l’enquête en elle-même, me direz-vous : le Sceptique va croiser la route du père taiseux de Marijana et de trois couples d’anciens amis bien placés dans les affaires ou ancien espion.

Un seul bémol : j’ai dû (rarement) relire certaines phrases pour en comprendre le sens. Mais cela ne m’a pas empêché de lire ce polar avec enthousiasme tant j’ai eu envie de savoir ce qu’était devenue Marijana.

Ah, et puis les habitants des Balkans sont, dans ce roman, des gens qui ne s’encombrent pas de paroles, et parfois les dialogues tournent court, ce qui m’a surpris à chaque fois tant j’avais envie que le personnage en dise plus.

Un polar plein de rebondissements inattendus et qui ne sera pas, je l’espère, la seule enquête du Sceptique.

L’image que je retiendrai :

Le récit commence dans un train et se termine de même, ce qui m’a fait sourire.

Agullo, 15 janvier 2026, 417 pages

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