Auteurs en L

L’affaire BRAMARD – Davide LONGO

Je découvre cette série avec ce premier volume mettant en scène Corso Bramard, ancien policier devenu professeur et son ancien collègue Arcadipane qui fume clopes sur clopes.

Nous sommes directement plongé dans le récit et nous devons relier tous les bouts d’indices que dissémine l’auteur.

Ainsi, le lecteur comprend au fil des pages pourquoi Corso a quitté la police et pourquoi il aime grimper de nuit en montagne.

En parallèle, nous suivons Jean-Claude Monticelli, mystérieux suisse qui coche les choses à faire sur une liste. Nous relierons les deux personnages en fin d’ouvrage.

J’ai eu un peu de mal au début de ma lecture à chaque début de chapitre qui commence par il. Qui est ce il, à quel personnage correspond-il ?

Dans les montagnes au-dessus de Turin où habite Corso, les hommes parlent peu, et l’auteur fait également une économie de mots.

J’ai aimé Isa Mancini, que Arcadipane octroie à Corso pour mener son enquête non-officielle : une jeune femme qui porte une petite cuillère tordue au lobe de son oreille gauche, mais également un tatouage de la Vierge sur son ventre.

J’ai aimé la flèche de la Mole comme repère de Corso lorsqu’il se rend à Turin.

J’ai aimé sa vision de la ville : C’était une bonne ville, franchement : volontaire, civile, et nullement indifférente, mais sale, aussi, et féroce à sa manière. (…) tous les éléments qui faisaient cette ville – remords, folie, devoir, génie, géométrie et un je-ne-sais-quoi de honteux dont on n’est pas responsable mais qu’on fait tout pour dissimuler. (p.134)

J’ai découvert l’auteur japonais Kawabata dont s’inspire le tueur, notamment son ouvrage « Les belles endormies ».

J’ai aimé la fin inattendue et cette enquête d’un ancien policier menée avec peu de mots.

Une citation :

l’âge lui avait appris que l’on n’enseigne pas par irradiation, mais par induction, ce qui est toujours une épreuve désagréable et épuisante. (p.233)

L’image que je retiendrai :

Celle de la fleur chiri tsubaki issue du camélia japonais dont les pétales tombent et forment un parterre toujours harmonieux.

Le Masque, 7 février 2024, 288 pages

16 commentaires

Laisser un commentaire