La Comédie Humaine (11) – Honoré de Balzac
Les Célibataires : PIERRETTE
Pierrette est une jeune fille pauvre qui est obligée de vivre avec ses grands-parents bretons jusqu’à ce que son oncle et sa tante décident de la prendre avec eux. Commence alors son calvaire dans la ville de Provins.
Bien sûr, il sera question d’argent dans cet opus, mais surtout des manigances du satanique avocat Vinet et du rusé colonel Gouraud (sic) pour faire accepter Denis et Sylvie Rogron dans la ville.
Car l’oncle et la tante Rogron sont d’anciens commerçants et n’ont pas les codes de l’aristocratie bourgeoise et ministérielle de ceux de la ville haute.
Imaginez qu’ils ont décoré leur salon tout de rouge. Ca devait en mettre plein les yeux, je n’ose imaginer.
Ce sont des personnes d’un certain âge qui ont toujours vécu ensemble, et Sylvie s’en prend à la timide Pierrette qu’elle accuse de tous les mots. Pierrette devient son souffre-douleur.
Pire, Pierrette souffre de « la maladie des jeunes filles », à savoir la chlorose due à la malnutrition.
Heureusement, son amoureux depuis l’enfance, Jacques Brigaut, compagnon menuisier, l’assure de son amour. Mais cela ne suffira pas. Même l’apparition du spectre breton sublime (la grand-mère de Pierrette) ne suffira pas à la sauver.
Oui, Balzac informe son lecteur dès le début de son histoire que Pierrette ne vivra pas longtemps.
Je l’avoue, j’ai failli pleurer à la mort de Pierrette, jeune fille pâle qui fait de son mieux face aux méchants de sa famille.
J’ai aimé les pointes d’humour : « Les Illinois, les Cherokees, les Mohicans auraient pu s’instruire avec Sylvie » (p.118).
Mais si Balzac tire les larmes de ses lecteurs, c’est pour mieux expliquer que l’affaire de Pierrette portée en justice n’est pas allée loin à cause des manigances du satanique avocat et du rusé colonel.
Et de citer Beatrix Cenci, parricide romaine que l’opinion publique n’a pas réussi à sauver du bourreau.
Fin du cinquième volume : scènes de la vie de province (tome I)
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Pause de fêtes
2 commentaires
aifelle
Les méchants s’en sortent trop souvent !
Alex-Mot-à-Mots
Balzac le confirme 😉