Auteurs en V

Je suis Romane MONNIER- Delphine de VIGAN

Oui, il est question dans ce roman du rapport au téléphone portable et aux applis.

Mais ce qui m’a surtout intéressé dans cette lecture, ce sont les deux disparitions.

Celle de la mère de Léo, la fille de Thomas : Thomas et ce personnage se sont rencontrés par hasard et la jeune fille a vécu quelques temps chez lui avant de disparaître. Deux ans plus tard, la mère de la jeune fille vient sonner chez lui avec Léo dans les bras : sa fille à lui.

J’ai aimé que Thomas cherche à la retrouver mais n’y parvienne pas, sauf par hasard en regardant une vidéo à 2 heures du matin. J’ai aimé qu’il choisisse de ne pas la contacter.

Quelques années plus tard, c’est une inconnue qui lui échange son téléphone avec Thomas. Et cette inconnue disparait également.

Les recherches dans le téléphone de Romane ne m’ont pas déplu : certaines applis sont vides, d’autres pleines d’informations, sans que jamais Thomas ne puisse dire qui était cette femme.

J’ai découvert le love bombing : après un premier rendez-vous, le ou la partenaire tombe dans le cliché du romantisme pour finir par être aux abonnés absent après avoir créé une dépendance.

J’ai eu du mal avec le personnage de Romane Monnier qui enregistre ses conversations à l’insu de ses interlocuteurs pour chercher la parole vraie sans jamais la trouver : tout ne peut pas être démontrer scientifiquement.

J’ai aimé qu’il soit question du souvenir forcément déformé, du souvenir qui n’est jamais partagé, chacun ayant vécu différemment un même événement.

Il est également question de dépression dans ces pages : celle de Romane qui refuse de se soigner et cherche la Vérité sur la cause du handicap de sa mère, refusant de se faire aider.

Un roman qui aborde la Disparition volontaire dans notre société hyper-connecté.

Une citation :

Nous ne serons plus capable de nous accorder sur des connaissance communes, des informations communes, ni mêle sur des faits simples, minimaux. Nous n’aurons plus aucune certitude, nous ne saurons plus où poser notre regard, ni à qui accorder notre confiance. Nous choisirons nos dieux, nos idoles, nos chapelles et devrons les suivre, aveuglément. (p.247)

L’image que je retiendrai :

Celle de Thomas qui travaille dans un atelier de reprographie avec et au milieu du papier.

Lu sur Liselotte

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